Lectures-spectacles

Mardi 2 juillet – 19h15
« L’Impératrice et le Philosophe », Correspondance de Catherine de Russie et Voltaire
avec Macha Méril et Claude Aufaure
mise en scène Stéphan Druet
adaptation Bruno Villien

De 1763 à 1778, La Grande Catherine, Impératrice de toutes les Russies, et Voltaire, l’écrivain le plus célèbre de son époque , échangent une correspondance suivie. Sans jamais se rencontrer, ils traitent de sujets importants : le rôle de l’Impératrice, souveraine toute-puissante, la place de la Russie, la guerre, notamment contre les Turcs… Ils abordent  des sujets personnels, comme leur goût commun pour les jardins. A la mort de Voltaire, en pleine gloire, les échanges cessent, mais l’Impératrice achète sa bibliothèque et ses lettres, en continuant ses réflexions : elle s’inquiète de la Révolution française, et prédit l’apparition de Napoléon. 

 
Mardi 2 juillet – 22h - Château
« La France à partir de rien », correspondance de Charles de Gaulle
avec Maxime D'Aboville et Élodie Navarre
mise en scène Jeoffrey Bourdenet
adaptation Gérald Sibleyras

«On ne fait rien sans de grands hommes et ceux-ci le sont pour l’avoir voulu», écrit Charles de Gaulle dans Vers L’armée de métier. Après quoi il accomplira son stupéfiant destin. Le spectacle « La France à partir de rien » commence en 1909 lorsque le jeune homme entre à Saint-Cyr et se termine en 1945 quand le général gouverne la France libérée. Parce qu’il ne doutait pas de la grandeur de sa destinée, Charles de Gaulle l’a servie avec courage, opiniâtreté, détermination. Son sens politique a eu raison de tous les obstacles. Les héros forcent l’admiration, y compris celle de leurs ennemis.

 

Mercredi 3 juillet – 19h15 – Château
« Ô liberté, que de crimes on commet en ton nom ! », correspondance de Madame Roland
avec Christelle Reboul
mise en scène Anne Bouvier
adaptation Lara Suyeux

Manon Roland, née Jeanne Marie Philipon n’a cessé de poursuivre ses idéaux jusqu’à sa mort en 1793. Égérie du parti politique des girondins, figure féminine incontournable de la révolution française, femme courageuse et opiniâtre, aux côtés de son mari Jean-Marie Roland, devenu ministre de l’intérieur en 1792, elle accueille dans son salon de nombreux hommes politiques influents. Elle aide son mari à la rédaction d’articles déterminants et joue un rôle essentiel dans la vie politique. Le 31 mai 1793 lorsqu’elle est arrêtée, elle ne fuit pas comme elle aurait pu le faire, et garde passionnément foi en l’Histoire. En prison, elle écrit sans cesse, rédige ses mémoires destinées à sa fille Eudora et continue avec acharnement à déployer une pensée éprise de liberté.

 

Mercredi 3 juillet – 22h – Château
« La Grande citoyenne », correspondance de Louise Michel
avec Caroline Vigneaud
mise en scène Stéphanie Bataille
adaptation Françoise Hamel

Louise Michel (1830-1905), la combattante héroïque de la Commune de Paris, armes à la main, sur les barricades au printemps 1871, fut appelée « la Grande Citoyenne » «La veuve rouge «, «la nouvelle Jeanne d’Arc » … Elle mena un combat inlassable contre l’Empire de Napoléon III et ses injustices sociales. Cette révolutionnaire anarchiste, par ailleurs remarquable institutrice féministe et anticonformiste, fut condamnée à la déportation à vie en Nouvelle Calédonie. Mais elle n’avait pas dit son dernier mot et de prisons en prisons, elle ne cessera de se battre, surtout pour ses camarades. Louise Michel a aussi beaucoup écrit : de nombreuses lettres, des Mémoires, des Essais, des poèmes, des textes politiques…Dès ses vingt ans, elle adresse des lettres enflammées à Victor Hugo qui lui répond et la soutiendra toujours. Avec sa naissance mystérieuse et ses secrets intimes, sa rigueur et sa générosité, son courage, notre héroïne passionnée fascine et émeut.  

 

Jeudi 4 juillet – 19h15 – Château
« Comme si je venais de naître », correspondance de Marilyn Monroe
avec Élodie Frégé
mise en scène Antoine Courtray
adaptation Virginie Berling

Marilyn a 35 ans. Au mois de février 1961, elle est emmenée à la clinique Payne Whitney de New York, persuadée de pouvoir s’y reposer. En réalité, elle est enfermée à son insu à l’étage psychiatrique. Curieusement, les médecins hommes n’ont de cesse de l’ausculter, de l’enjoindre à bien se tenir et à s’adonner au tricot. Alors Marilyn écrit. Tout d’abord pour être délivrée. Ensuite pour raconter la vérité, sa vérité. Pendant les dix-huit derniers mois de sa vie, elle couche par écrit ses peurs et ses espoirs, qu’elle destine à sa psychiatre et à quelques amis de confiance. Elle pose sur sa propre destinée un regard d’une acuité foudroyante. Elle réfléchit à de nouveaux projets. Et pourtant…Belle, Marilyn ? Une belle âme, oui. Infiniment courageuse. Un papillon que les hommes ont toujours désiré posséder, sans jamais y parvenir.

 

Jeudi 4 juillet – 22h – Château
« Saisir le destin par la gueule », correspondance de Ludwig Van Beethoven
avec Samuel Labarthe
mise en scène Didier Long
adaptation Virginie Berling

A 32 ans, Beethoven est totalement sourd. Quoi de plus cruel pour un compositeur dont l’ouïe est naturellement l’outil vital? Et pourtant, ce tempérament exalté travaille chaque jour, chaque jour compose, chaque jour écrit. Sur ses partitions, il déroule les notes. Sur des feuilles ou des carnets, seuls moyens qui lui restent, il communique ses pensées et les petits faits du quotidien. N’est-il pas fou de critiquer l’interprétation d’un ténor en observant seulement le visage ou le jeu d’un violoniste en guettant les mouvements de l’archet ? Héros malgré lui, héros parfois insupportable, Beethoven est capable de composer la Symphonie héroïque sans entendre une seule note.

 

Vendredi 5 juillet – 19h15 – Château
« L’éclat de rire d’un gosse de 84 ans et demi », correspondance de l’Abbé Pierre
avec Bruno Putzulu
mise en scène Antoine Courtray
adaptation Virginie Berling

L’Abbé Pierre est le héros que nous connaissons par ses actes : la résistance, l’aide aux plus démunis qui sont autour de lui et autour du monde. Il est aussi un héros par ses combats intérieurs, dévoilés dans ses lettres sans fausse pudeur. Exalté, hypersensible, d’un tempérament qui aime l’engagement et le risque, Henri Grouès combat contre lui-même depuis l’enfance. Il lutte contre la dépression à l’adolescence, contre l’état monastique dans sa jeunesse, puis contre les nazis, contre la pauvreté, voire contre les décisions du Vatican. Avec une constance troublante, l’Abbé Pierre ne semble pas connaître la peur : poussé par une sorte d’évidence, il s’élance. Quitte à se faire mal.

 

Vendredi 5 juillet – 22h – Château
« Anarchiste, voleur ou justicier? Celui qui inspira Arsène Lupin », correspondance d’Alexandre Marius Jacob
avec Thierry Frémont
mise en scène Gil Galliot
adaptation Albert Algoud

Marius Jacob (1872-1954), anarchiste au grand cœur, cambrioleur de génie, passa vingt ans de sa vie au bagne de Cayenne. Ecrites entre ses lectures de Nietzsche et de Spinoza, et ses dix-neuf tentatives d’évasion (qui lui valurent onze ans de cachot) les lettres à sa mère sont non seulement un témoignage exceptionnel sur l’enfer guyanais mais aussi, elles  dessinent en creux le portrait de cet homme à l’humour caustique et d’un courage inouï, autodidacte d’une insatiable curiosité intellectuelle qui concevait la culture comme moyen d’émancipation. Libéré en 1928, devenu marchand forain, il resta proche des milieux individualistes. A 75 ans il connait l’amour fou, et partagé, avec une jeune femme. Il fit preuve, jusqu’à son suicide, en 1954, d’un stoïcisme dont témoigne une dernière lettre « Je vous quitte sans désespoir, le sourire aux lèvres, la paix dans le cœur ».

 

Samedi 6 juillet – 19h15 – Château
« Lawrence des trois villes », correspondance de Lawrence d’Arabie
avec Raphaël Personnaz ( sous réserve) et Stéphan Wojtowicz
musique Frédéric Fresson
mise en scène Panchika Velez
adaptation Christian Siméon

À la fin de la première guerre mondiale, dans un Proche Orient ottoman en voie de désagrégation, le lieutenant T. E. Lawrence, agent d’influence britannique, va, au péril de sa vie, s’engager dans la révolte arabe contre l’occupant turc et en devenir la mythique incarnation.Deux hommes exhument des lettres, extraits de rapports, fragments de mémoires pour dessiner, entre trois villes, Aqaba, Deera et Damas, comment en quelques mois s’est forgée la légende de « Lawrence d’Arabie », l’un des plus grands hommes de ce temps selon Winston Churchill. Mais pour qui se battait Lawrence ? Et que s’est-il vraiment passé à Deera ?

 

Samedi 6 juillet – 22h – Château
« Mandela, correspondance d’un prisonnier », correspondance de Nelson Mandela
avec Marco Prince et Ysée
mise en scène Jérémie Lippman
adaptation Beverly Charpentier

Tous s’attendaient à un bain de sang après la chute du régime blanc en Afrique du Sud et si ce bain de sang n’a pas eu lieu, c’est grâce à un seul homme, Nelson Mandela. Nous avons chacun des notions de Mandela le résistant et Mandela, l’homme politique, mais moins connu est Nelson le fils, Nelson le mari et le père qui a écrit à ses enfants : «Mes chéris, le juge blanc a décidé que je devais rester en prison pour le reste de ma vie. Il se peut donc que je ne rentre pas avant très longtemps, mais une chose est certaine : je reviendrai !».