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| Samedi 9 juillet |
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RENCONTRES LITTÉRAIRES, animées par Karine PAPILLAUD
Cour des Adhémar
Avec le soutien de la Fondation d’Entreprise La Poste |
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| 10h00 |
CHRONIQUES D'UNE GUERRE CIVILE
avec Sophie BENECH pour la traduction russe de Petrograd an 1919 de Zinaïda
Hippius, Editions Interférences, 2003 et Les gardiens des livres de Mikhaïl
Ossorguine, Editions Interférences, 2010
Sophie Benech traduit depuis 20 ans des auteurs russes : Chalamov et Pasternak,
Grossman, Andreïev ou Pilniak, mais aussi des contemporains comme Oulitskaïa et Iouri Bouïda.
Fondatrice avec son père des éditions Interférences, elle présentera Les Gardiens des livres, l'histoire de libraires qui sauvèrent des livres en perdition pendant la guerre civile à Moscou, Petrograd an 1919 de Zinaïda Hippius, ainsi que d'autres titres russes de son catalogue. |
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11h00 |
TRADUIRE LES POETES RUSSES
avec André MARKOWICZ, pour l'ensemble de ses traductions
André Markowicz, traducteur et poète, s'est fait connaître par la nouvelle traduction qu'il a donnée des œuvres complètes de Dostoïevski pour Actes Sud. En parallèle, André Markowicz, formé notamment aux côtés d'Antoine Vitez, de Georges Lavaudant, de Matthias Langhoff ou d'Alain Françon, traduit le théâtre de Tchekhov avec Françoise Morvan (leur traduction de Platonov a été récompensée par un Molière en 2006).
Il a traduit une soixantaine de pièces, dont le théâtre complet de Nikolaï Gogol, de Mikhaïl Lermontov, ou encore une quinzaine de pièces de Shakespeare. André Markowicz prépare actuellement la publication d'une anthologie intitulée Le Soleil d'Alexandre. C'est pour lui une façon de poursuivre son travail sur Pouchkine, son auteur-phare, celui qui lui a demandé le plus d'investissements. « J'ai mis trente ans à traduire Eugène Onéguine, dit-il. C'est toute ma vie. » |
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LECTURE SPECTACLE
Jardin du mail
Avec le soutien de l'association Beaumarchais-SACD |
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| 12h15 |
DIDEROT EN RUSSIE
adaptation libre de Gérald STEHR
mise en lecture Christophe CORREIA
avec Christiane COHENDY, Jean-Pierre MALO
Diderot a besoin d'argent, par l'entremise de Grimm il vend sa bibliothèque à Catherine II de Russie qui se pique de philosophie. Pour la remercier, il accepte son invitation et se rend à Saint-Pétersbourg pour un séjour d'un an et demi. Il tente de faire évoluer la despote éclairée, sans grand résultat. De retour il lui adresse une dernière recommandation pour une constitution future.
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LECTURE
Jardin des lettres |
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| 12h30 |
TCHEKHOV, sur la route de Sakhaline
adaptation libre de Gérald STEHR
avec Jacques FRANTZ
Le 9 mars 1890, Tchékhov annonce à son ami Souvorine qu'il compte se rendre à ses propres frais à Sakhaline : « le seul endroit où l'on puisse étudier une colonie faite de criminels. » regrettant que ce soit lui qui s'y rende, et non quelqu'un de plus qualifié, capable d'éveiller les consciences. D'ouest en est, il va traverser les onze mille kilomètres de la Sibérie jusqu'à l'île du Pacifique.
Au fil des lettres qu'il expédie aux siens, on assiste à un véritable voyage initiatique : l'éveil de sa propre conscience de la condition humaine. Cette découverte de ce qu'est la faim, le vrai sommeil, le froid est ponctuée d'apparitions de plus en plus insolites ou inquiétantes.
C'est d'un œil neuf et d'une conscience éveillée qu'il observera durant deux mois la colonie pénitentiaire à propos de laquelle il écrira à son retour l'Ile Sakhaline.
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RENCONTRES LITTÉRAIRES, animées par Karine PAPILLAUD
Cour des Adhémar
Avec le soutien de la Fondation d’Entreprise La Poste |
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| 14h30 |
RUSSIE : FRONTIERE ENTRE FICTION ET REALITE
avec Jean-Pierre MILOVANOFF pour Terreur grande, Grasset, 2011
et Russe Blanc, Livre de poche, 2006
Jean-Pierre Milovanoff est romancier, dramaturge et poète. Né à Nîmes d'un père russe et d'une mère française, il est l'auteur d'une œuvre importante dont on retient, entre autres, le Maître des Paons (1997, Prix Goncourt des Lycéens), L'Offrande sauvage (Prix des libraires, 2000), La Mélancolie des innocents (Prix France Télévisions, 2002), Le Pays des vivants (2005), Emily ou la déraison (2006), ou encore L'Amour est un fleuve de Sibérie (2009). Son nouveau roman, Terreur grande, évoque un épisode de la terreur stalinienne tel qu'elle fut subie en Ukraine en 1937. |
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15h30 |
SOLJENITSYNE : portrait
avec Georges NIVAT pour Alexandre Soljenitsyne, le courage d'écrire,
Editions des Syrtes, 2011
Georges Nivat, traducteur de Soljenitsyne, slaviste et proche de l'écrivain, est professeur à l'université de Genève depuis 1972. Il a été chercheur au « Russian Research Center » de l'Université de Harvard en 1985-1986, puis au « Hoover Institute » à Stanford. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur Soljenitsyne, dont Soljenitsyne, Seuil 1980, traduit en russe et, plus récemment, le Phénomène de Soljenitsyne, Fayard, 2009.
Pour la première fois, les manuscrits, lettres et objets d'Alexandre Soljenitsyne s'exposent hors de Russie, dans une exposition inédite coordonnée par Georges Nivat, présentée actuellement à la Fondation Martin Bodmer de Genève (14 mai-16 octobre 2011). Plus qu'un catalogue d'exposition, Alexandre Soljenitsyne, le courage d'écrire est une étude qui embrasse tous les domaines du « phénomène Soljenitsyne », de la naissance du lutteur au labeur balzacien de l'écrivain, en passant par les deux « cathédrales » que sont L'Archipel du Goulag et La Roue rouge. Enfin on y rencontre le poète-philosophe des Miettes en prose, de La Maison de Matriona et des dialogues stoïciens du Premier Cercle. |
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LECTURE - SPECTACLE - Prix Durance Beaumarchais-SACD 2011
Jardin du mail |
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| 17h15 |
MOSCOU LA ROUGE, Krasnaya Moskva
de Carole THIBAUT
mise en lecture Clément POIREE
avec Naidra AYADI, Sandy OUVRIER, Alexandrine SERRE
Moscou la rouge est le nom d'un parfum populaire en Russie, dont certains disent qu'il aurait été conçu pour l'impératrice avant la révolution sous le nom de « Bouquet préféré de l'impératrice ». C'est aussi la couleur du sang de trois femmes dont se teignent les trottoirs de la ville, un matin de printemps. Trois femmes que rien n'aurait dû relier et dont les destins pourtant vont se croiser tragiquement. Leurs voix résonnent dans ces lettres imaginaires, comme autant de vies anonymes broyées par l'histoire politique. |
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LECTURE
Jardin des lettres
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| 17h30 |
ASTOLPHE DE CUSTINE, un voyage épistolaire dans la Russie de 1839
adaptation libre de Gérald STEHR
avec Bernard YERLES
Lorsqu'en 1838, Custine entreprend son voyage en Russie, il a déjà en tête l'idée que diagnostiquer le présent permet de déduire l'avenir : « après avoir parcouru la plus grande partie du monde civilisé, après m'être appliqué de toutes mes forces pendant ces diverses courses à découvrir quelques-uns des ressorts cachés dont le jeu fait la vie des empires ; voici, selon mes observations attentives, l'avenir que nous pouvons présager au monde ». De Saint-Pétersbourg à Moscou nous l'accompagnons dans ce voyage au cœur de l'épouvante, son regard perce le temps ; sous nos yeux renaît Ivan le Terrible régnant en despote absolu sur un peuple servile « d'homme plante ». Dans une sorte d'état second d'anticipation, il décrit dans un style éblouissant, avec des formules saisissantes, non seulement le despotisme de son temps, mais la tyrannie à venir du totalitarisme stalinien.
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LECTURE
Collégiale |
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| 19h00 |
MIKHAÏL BOULGAKOV, lettres à Staline
adaptation libre de Gérald STEHR
avec Denis LAVANT
En mars 1930, Boulgakov désespéré écrit une longue lettre à Staline dans laquelle il fait le bilan des refus, interdictions et censures qui le frappent. Puisqu'il ne peut plus exercer aucune activité, il demande qu'on le laisse partir de Russie. Contre toute attente, Staline va répondre, et même de vive voix, par un appel téléphonique et lui proposer un travail au Théâtre d'Art. Commence alors une étonnante correspondance entre Boulgakov et Staline. Une correspondance borgne faite d'un côté de longues lettres de menaces voilées de suicide et de prières confuses de servir sa patrie, de suppliques, de brouillons non envoyés signés Tarzan et de l'autre, de signes énigmatiques d'un Sphinx tyrannique.
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LECTURE - SPECTACLE
Collégiale
Avec le soutien de Areva |
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| 22h00 |
ALEXANDRE POUCHKINE, un écho
adaptation libre et traduction des poèmes de André MARKOWICZ
mise en lecture Olivier PY
avec Olivier PY (distribution en cours)
Qui est Pouchkine ? Gogol, disait qu'il était le seul écrivain en Europe, après Shakespeare, dont personne ne pouvait dire qui il était, quelle était sa propre voix. Pouchkine disait lui-même que le poète est un écho.
Sa vie tumultueuse est comme une incise entre deux duels, une parenthèse entre deux coups de feu, dont le dernier lui sera mortel.
Dans sa correspondance écrite en français, Pouchkine se cache derrière une série de masques comme autant de personnages véhéments, emportés, parlant haut et fort.
Cette première voix, est contredite ou appuyée, par l'autre voix, celle des poèmes - des poèmes écrits aux mêmes interlocuteurs, au même moment. Où est la vérité, des lettres ou des poèmes ? Si, à l'issue de notre mise en espace, on ne peut pas répondre, alors, peut-être, aurons-nous réussi à faire passer un peu de ce mystère qui est le vrai miroir de la Russie.
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